Paris No. 18 / Lutetia Parisiorum
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PD
Results: 13 records
B1R: design element - motifs - floral - fleur-de-lis - in a circle
B1R02: animal - mammal - dog
B2R01: human figure - warrior - on horseback - dragon - fighting - St. George?
B2R02: hunting scene
B3R01: animal - mammal - dog
BBU01: design element - motifs - zigzag
R01: hunting scene
R02: sacrament - eucharist?
R03: symbol - shield - blank
view of basin - elevation
view of basin's top
view of basin
INFORMATION
Font ID: 02910LOU
Object Type: Baptismal Font1
Font Date: 1290-1310? / 1330?
Font Century and Period/Style: 13th - 14th century, Mamluk dynasty
Workshop/Group/Artisan: Master Muhammad ibn az-Zain [aka Mohammed ibn Zein ed Din / Muhammed Ibn-al-Zayn
Cognate Fonts: A somewhat similar Mamluk basin, "the Arenberg", at the British Museum, although its ornamentation includes scenes from the life of Christ and was probably never used or meant as a baptismal basin.
Museum: Musée du Louvre, Paris (Département des arts de l'Islam), [given an inventory number in 1832, preceded by 'LP', for Louis-Philippe I]
Church / Chapel Name: Viollet-le-Duc placed in the "musée des Souverains, à Paris", ca. 1875
Church Address: 75001 Paris, France -- Tel.: +33 1 40 20 53 17
Site Location: Ville de Paris, Île-de-France, France, Europe
Directions to Site: In the Louvre Museum
Ecclesiastic Region: Archidiocèse métropolitain de Paris
Additional Comments: recycled font: ORIGINAL USE: originally an Arabic ablutions basin, it is said to have used as the French royal baptismal font
Font Notes:
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Enlart (1902) describes this font as "un bassin arabe du XIIIe siècle, destinés à des usages domestiques" and states that it has, under the name of "baptistère de Saint-Louis", served as the royal font in which the crown princes of France since Louis XIII were baptised. Enlart states that, before it went to the Louvre, it was part of the "trésor de Vincennes". Corblet describes and illustrates this "font" as being shaped like an inverted hat, "originairement un bassin arabe destiné aux ablutions"; his illustration shows a narrow band of zig-zag motif under the wide upper brim; below it another narrow band, this one with groups of four hunting dogs running towards the right side and a circled fleur-de-lis motif between them; the wide central band has different scenes of a hunt in progress, but one of the sides has a large circle in which a mounted male figure spears a dragon; at the bottom of the basin side there is another band of dogs and fleur-de-lis motif, like the upper one. The upper surface of the basin has two blank shields, at opposite sides, while the rest of the surface of the rim is covered in four concentric bands: the first, very narrow, has foliage motif; the second, equally narrow, has hunting dogs running toward the right; the third, the widest and the one containing the two shields, has several hunting scenes and, at 90-degree angles with the shields, two scenes in which there are three figures: a seated or enthroned person holds a cup or chalice; on his right, a kneeling person holds up a cross while, on the left, another kneeling person holds an open book facing the seated person; the last of the concentric bands has zig-zag motif. The bottom of the inside well of the basin is ornamented with many fish, as if swimming in the basin. Corblet suggests a date in the early 13th century and gives the material as "cuivre rouge, plaqué d'argent". (Corblet, 1881-1882, v. 2, p. 136-137). Earlier than both Corblet and Enlart, Viollet-le-Duc, rather unimpressed by the traditional claim to royal use attributed to this font, described it as "la belle cuve de travail persan dans laquelle on prétend qu'ont été baptisés les enfants de saint Loius", though he dutifully quotes the verses of the 'Baptéme de Renouerd' (Dictionnaire..., t. 5, 1875, p. 543-544). Curatola (in Mediterraneo... 2000) describes it as perhaps the masterpiece of Islamic metalwork and gives the name of the maker as Muhammad ibn az-Zain who made it between 1290 and 1310; he gives the ornamentation as: battle and hunting scenes, court entertainment, passant animals and splendid floral motifs. Described and ilustrated also in Diez (1944). Bonafoux (2008) dates it 1330 and gives some measurements; Bonafoux notes that king Louis XIII of France was baptised in it at Vincennes in 1601; by 1793 it was in the Louvre, but was taken to the church of Notre-Dame in 1856 for the baptism of the imperial prince Eugène Louis Napoléon; in the 19th century, adds Bonafoux (ibid.), the arms of France [fleurs de lys on a shield] were added to the basin; in 1893 it was displayed in the first hall dedicated to Islamic collections, which were transferred to 'Département des arts asiatiques' in 1936; in 1939 (?) it is moved to the Guimet mueseum, returning to the Louvre in 2003.
The entry for this item in the museum exhibition
[https://www.louvre.fr/expositions-et-evenements/expositions/mamlouks/oeuvres-en-lumiere/une-icone-ambigue] [accessed 30 July 2025] captions it: "Bassin dit « Baptistère de Saint Louis »
signé du maître Muhammad ibn al-Zayn
Syrie ou Egypte, vers 1330 – 1340
Alliage cuivreux ciselé, incrusté d’argent, d’or et de pâte noire, 23,2 x 50 cm
Paris, musée du Louvre, département des Arts de l’Islam, LP 16
Ce bassin constitue un des exemples les plus singuliers d’une production d’objets de prestige en métal ciselé et incrusté de plaques d’or et d’argent. La technique apparaît dans la région du Khorasan (nord-est de l’Iran) dans la seconde moitié du XIIIe siècle, puis se diffuse vers l’ouest, d’abord en Irak, plus particulièrement à Mossoul, puis à Damas et au Caire. Les formes (bassins, plateaux, chandeliers, aiguières, lampes) évoluent peu, tandis qu’on observe des variations dans le décor. Aux scènes figurées, fréquentes au XIIIe et début du XIVe siècles succèdent les calligraphies, les caractères thuluth, aux lettres à hampes très allongées étant privilégiés. Les inscriptions reprennent les titulatures élaborées des commanditaires, parfois associées à des blasons pour les objets destinés à l’élite militaire. Le Baptistère, fabriqué dans les années 1330 – 1340, présente un décor foisonnant extraordinairement raffiné. La paroi extérieure est occupée par une large frise de personnages en pied, scandée par quatre médaillons figurant des cavaliers chasseurs et bordée de deux frises à décor d’animaux passant. La paroi intérieure présente une disposition similaire, une frise centrale avec des cavaliers bordée de deux frises d’animaux passant. Deux des médaillons figurent un prince trônant, les deux autres portent un écusson entouré de motifs floraux. Le fond interne du bassin est décoré d’une riche faune aquatique. Outre l’originalité de l’iconographie, la qualité de la réalisation est exceptionnelle. Ainsi du soin apporté au rendu des personnages, leurs costumes, leurs attributs, leurs physionomies individualisées, toutes qualités picturales qui rapprochent certains éléments du décor de peintures de manuscrits contemporains. La scène de bataille représentant un personnage en armure aux pieds duquel gisent une tête et des membres coupés est ainsi semblable à une scène illustrée du grand Shahnama mongol réalisé à Tabriz vers 1330. L’utilisation de dessins (poncifs) exécutés par des dessinateurs ornemanistes pour le décor des objets en métal peut expliquer cette proximité. Si le Baptistère est signé en six endroits différents « œuvre du maître Muhammad ibn al-Zayn » on ignore en revanche l’identité du commanditaire. Ces objets de prestige en métal étaient principalement destinés aux élites, qu’elles soient militaires ou civiles. Néanmoins une production réalisée pour des souverains européens est documentée par plusieurs exemples. En l’absence d’inscription, rien n’indique pour qui le Baptistère a été produit. On ignore également comment il est arrivé en France. Il est mentionné dans un inventaire de la chapelle royale de Vincennes au milieu du XVe siècle et documenté en 1606 pour le baptême du futur Louis XIII. Il sera à nouveau utilisé en 1821 pour le baptême du futur comte de Chambord. A cette occasion y seront ajoutés deux blasons aux armes de France, puis en 1856 pour celui du prince Nicolas-Eugène, fils de Napoléon III."
The entry for this item in the museum exhibition
[https://www.louvre.fr/expositions-et-evenements/expositions/mamlouks/oeuvres-en-lumiere/une-icone-ambigue] [accessed 30 July 2025] captions it: "Bassin dit « Baptistère de Saint Louis »
signé du maître Muhammad ibn al-Zayn
Syrie ou Egypte, vers 1330 – 1340
Alliage cuivreux ciselé, incrusté d’argent, d’or et de pâte noire, 23,2 x 50 cm
Paris, musée du Louvre, département des Arts de l’Islam, LP 16
Ce bassin constitue un des exemples les plus singuliers d’une production d’objets de prestige en métal ciselé et incrusté de plaques d’or et d’argent. La technique apparaît dans la région du Khorasan (nord-est de l’Iran) dans la seconde moitié du XIIIe siècle, puis se diffuse vers l’ouest, d’abord en Irak, plus particulièrement à Mossoul, puis à Damas et au Caire. Les formes (bassins, plateaux, chandeliers, aiguières, lampes) évoluent peu, tandis qu’on observe des variations dans le décor. Aux scènes figurées, fréquentes au XIIIe et début du XIVe siècles succèdent les calligraphies, les caractères thuluth, aux lettres à hampes très allongées étant privilégiés. Les inscriptions reprennent les titulatures élaborées des commanditaires, parfois associées à des blasons pour les objets destinés à l’élite militaire. Le Baptistère, fabriqué dans les années 1330 – 1340, présente un décor foisonnant extraordinairement raffiné. La paroi extérieure est occupée par une large frise de personnages en pied, scandée par quatre médaillons figurant des cavaliers chasseurs et bordée de deux frises à décor d’animaux passant. La paroi intérieure présente une disposition similaire, une frise centrale avec des cavaliers bordée de deux frises d’animaux passant. Deux des médaillons figurent un prince trônant, les deux autres portent un écusson entouré de motifs floraux. Le fond interne du bassin est décoré d’une riche faune aquatique. Outre l’originalité de l’iconographie, la qualité de la réalisation est exceptionnelle. Ainsi du soin apporté au rendu des personnages, leurs costumes, leurs attributs, leurs physionomies individualisées, toutes qualités picturales qui rapprochent certains éléments du décor de peintures de manuscrits contemporains. La scène de bataille représentant un personnage en armure aux pieds duquel gisent une tête et des membres coupés est ainsi semblable à une scène illustrée du grand Shahnama mongol réalisé à Tabriz vers 1330. L’utilisation de dessins (poncifs) exécutés par des dessinateurs ornemanistes pour le décor des objets en métal peut expliquer cette proximité. Si le Baptistère est signé en six endroits différents « œuvre du maître Muhammad ibn al-Zayn » on ignore en revanche l’identité du commanditaire. Ces objets de prestige en métal étaient principalement destinés aux élites, qu’elles soient militaires ou civiles. Néanmoins une production réalisée pour des souverains européens est documentée par plusieurs exemples. En l’absence d’inscription, rien n’indique pour qui le Baptistère a été produit. On ignore également comment il est arrivé en France. Il est mentionné dans un inventaire de la chapelle royale de Vincennes au milieu du XVe siècle et documenté en 1606 pour le baptême du futur Louis XIII. Il sera à nouveau utilisé en 1821 pour le baptême du futur comte de Chambord. A cette occasion y seront ajoutés deux blasons aux armes de France, puis en 1856 pour celui du prince Nicolas-Eugène, fils de Napoléon III."
Credit and Acknowledgements: We are grateful to Noha Sadek for her help in documenting this object
COORDINATES
UTM: 31U 451286 5412229
Latitude & Longitude (Decimal): 48.861111, 2.335833
Latitude & Longitude (DMS): 48° 51′ 40″ N, 2° 20′ 9″ E
MEDIUM AND MEASUREMENTS
Material: metal, copper (silver plated)
Number of Pieces: one
Font Shape: round
Basin Interior Shape: round
Basin Exterior Shape: round
Drainage System: no drainage system
Diameter (includes rim): 50.5 cm*
Basin Total Height: 23.2 cm*
Notes on Measurements: * [a/p Bonafoux (2008)]
INSCRIPTION
Inscription Language: Arabic
Inscription Location: On the "lip" of the basin
Inscription Text: [Translation into French: "Fait par maître Mohammed, fils de Zein-ed-Din, à qui Dieu fasse miséricorde"]
Inscription Notes: Corblet describes an Arabic inscription "en charactères neskry"
Inscription Source: Translation by M. de Longperrier in Corblet (1881-1882, v. 2, p. 137)
REFERENCES
- Bonafoux, Pascal, Les coulisses du Louvre, Paris: Chêne, 2008, p. 58 and ill. on p. 59
- Corblet, Jules, Histoire dogmatique, liturgique et archéologique du sacrement de baptême, Paris: V. Palme, 1881-1882, vol. 2, p. 136-137
- Curatola, Giovanni, "Influenza cristiana della Siria e dell'Egitto", 2000, pp. 149-151; p. 149 and ill. on p. 151
- Diez, Ernst, Iranische Kunst, Wien: Wilhelm Andermann Verlag, 1944, 218-219, 222 and ill. on p. 222
- Enlart, Camille, Manuel d'archéologie française depuis les temps mérovingiens jusqu'à la Renaissance, Paris: Alphonse Picard & fils, 1902, p. 771
- Viollet-le-Duc, Eugène-Emmanuel, Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle, Paris: Morel & Cie, 1854-1868, t. 5, p. 543-544